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Une famille brésilienne (Linha de Passe)
Brésil | 2009| 1h48
Réalisation : Walter Salles, Daniela Thomas
Avec : Sandra Corveloni, João Baldasserini, José Geraldo Rodrigues
Version originale (portugais) sous-titrée en français
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    rubrique 'INFORMATIONS'
Sao Paulo. 20 millions d'habitants, 200 kms d'embouteillage, 300 000 coursiers. Au coeur de cette ville en transe, quatre frères essaient de se réinventer de manières différentes.
Reginaldo, le plus jeune, cherche obstinément son père ; Dario rêve d'une carrière de footballeur, mais l'âge, 18 ans, le rattrape; Dinho se réfugie dans la religion tandis que l'aîné, Denis, déjà père d'un enfant, gagne difficilement sa vie.
Leur mère, Cleusa, femme de ménage qui élève seule ses quatre enfants nés de pères différents, est à nouveau enceinte. A l'image d'un Brésil en état d'urgence et en crise identitaire, tous cherchent une issue.


La critique de Télérama
par Juliette Bénabent

Le titre original, Linha de passe, désigne un échange de passes au sein d'une même équipe de football, sans que le ballon touche le sol ou soit intercepté par l'équipe adverse. En version française, il ne reste rien de la métaphore voulue par Walter Salles. Car son film parle de foot et de solidarité dans une société pauvre et hostile, sous la forme d'un récit qui passe avec fluidité de l'un à l'autre des membres d'une famille. Cleuza, la mère, fait des ménages pour nourrir les quatre fils qu'elle a eus de pères différents et qu'elle élève seule. A nouveau enceinte, toujours sans homme, elle est le pivot de la maisonnée. Ce portrait de femme, qui valut à Sandra Corve­loni le Prix d'interprétation féminine au dernier festival de Cannes, évite habilement le cliché de la mère Courage pour dessiner un personnage plus ambivalent : Cleuza est aussi dure que dévouée à ses enfants, aussi intransigeante avec eux que prête aux sacrifices. Walter Salles (avec sa compagne) verse ici beaucoup moins dans le mélo tire-larmes qu'avec Central do Brasil, il y a onze ans, privilégiant un réalisme sobre. On aime en par­ticulier la précision documentaire du film à propos de l'Eglise évangéliste, très populaire au Brésil et rejointe par l'un des fils de Cleuza. On aime moins, en revanche, les nombreuses scènes de foot autour du fils aîné, qui filent un peu lourdement la métaphore de l'individu sauvé par le collectif. Quant aux deux autres frères, l'un survit comme coursier dans l'effrayante São Paulo et l'autre, seul Noir de la fratrie, cherche obstinément son père dans tous les bus de la ville. Asphyxié par cette famille et plus encore par une société qui n'offre que corruption, violence et pauvreté, chacun cherche de l'air, de l'espoir pour construire sa vie d'adulte. Loin d'un Slumdog Millionaire qui assène lourdement son message d'optimisme en forme de tour de magie, Walter Salles a, lui, l'honnêteté de s'en tenir à une infime lueur d'espérance. Juliette Bénabent

telerama.fr
5 salles classées
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Europa Cinéma
Label Recherche
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p.ortega@cinemaleclub.com


Tarifs
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Tarif - 14ans : 4,50€